Regard(s) sur le New Burlesque

 

Violet Valentine, Jacques Cabaret, Boston (2006) par Henry Horenstein

Du 7 au 10 octobre 2010, se déroulait à La Bellevilloise, dans le 20ème arrondissement de Paris, la deuxième édition du Paris Burlesque Festival. Le 7 au soir, la toute première revue de ces journées consacrées à l’art de s’effeuiller avec humour avait choisi comme thème le cirque et le théâtre forain, rendant ainsi hommage aux spectacles itinérants, où le Burlesque s’est développé (principalement aux États-Unis durant les années folles) avant de revenir au sein des music-halls de l’après guerre.

Je m’y suis précipitée, pour tout vous dire. Parce que les esthétiques du Burlesque dans un premier temps et du New Burlesque aujourd’hui (ou Néo-Burlesque dans la langue de Molière) m’ont toujours fascinées. Mais aussi parce que le thème du cirque était un appel irrésistible. Et enfin parce que ce mouvement, ainsi que le précise le communiqué de presse des organisateurs de l’évènement, propose une ” philosophie nouvelle de la féminité, une nouvelle définition du féminisme, des rapports entre les hommes et les femmes, du rapport de la femme à son propre corps et d’une façon plus large, des systèmes d’identités de classe, de genre, de race et de sexe”. Forcément, ça interpelle.

Culture underground, le New Burlesque commence aujourd’hui à poindre son nez auprès d’un plus large publique: l’effeuilleuse Dita Von Teese en drapeau étendard, la chanteuse Christina Aguilera en version appauvrie dans le film Burlesque, ou encore, et je devrais dire surtout, dans une lecture très poétique du mouvement, le film Tournée d’Almaric. Pour autant, si le New Burlesque intéresse désormais le mainstream, d’autres ont voulu aller au devant des artistes américaines ayant remis au goût du jour cet art. C’est le cas d’Amalric à travers sa caméra amoureuse, mais c’est aussi l’objet du travail de trois photographes. Pas si simple à repérer sur la toile, voici trois regards sur le Burlesque du 21ème siècle.

  • Henry Horenstein (USA) – Clichés réalisés entre 2001 et 2009 à l’occasion de shows aux Etats-Unis. Horenstein apporte un regard incisif sur les revendications politiques et sociales du mouvement.

Jess as Tallulah Starlight, Boston (2008)

Show (édition limitée), par Henry Horenstein. Editions Pond Press (2010). Site de l’artiste: www.horenstein.com

  • Katharina Bosse (Finlande) – Exploration de la notion de “burlesque” à travers une série de portraits d’artistes. Travail intéressant sur les images d’Épinal made in USA.

New Burlesque, par Katharina Bosse. Editions Filigranes (2003). Site de l’artiste: www.katharinabosse.com

  • Leland Bobbé – Lumière crue pour cette série qui, si elle pêche un peu dans son contenu et sa sensibilité par rapport aux deux études précédentes, offre une vision colorée et diversifiée des artistes New Burlesque.

New Burlesque, par Leland Bobbé. Non édité. Site de l’artiste: www.lelandbobbe.com

~ par Goldmund le 25 octobre 2010.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.